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Conséquences du manque de sommeil sur la santé

Impact du sommeil sur le poids

Nombreuses sont les personnes à en avoir fait l’expérience : lorsque nous passons une nuit de sommeil plus courte ou de mauvaise qualité, nous sommes davantage attirés par les aliments gras et sucrés.

Ce phénomène a été étudié et peut aujourd’hui s’expliquer : en effet, deux études1,2, confirment que la privation de sommeil modèle notre cerveau et notre désir de « junk food » ou d’aliments malsains, en montrant que certains centres bien spécifiques de récompense « s’allument » face à des aliments riches en sucre, en sel et en graisse lorsque l’on passe une mauvaise nuit.
En cause donc, une activité cérébrale réduite dans le lobe frontal du cerveau, et une augmentation de l’activité dans les centres de récompense.

Cette tendance s’observe tout particulièrement après une nuit blanche : les régions cérébrales du lobe frontal qui contrôlent le jugement et les décisions complexes ont une activité émoussée par le manque de sommeil. Les structures cérébrales « les plus primitives », qui régulent le désir, présentent quant à elles une activité amplifiée.

Cette activité cérébrale altérée par le manque de sommeil pourrait expliquer pourquoi les personnes qui dorment moins ont tendance à être en surpoids ou obèses.
Cette association sommeil insuffisant et indice de masse corporelle plus élevé est plus forte chez les enfants et les adolescents.

Impact du sommeil sur les fonctions psychologiques

De nombreuses études ont montré qu’un manque de sommeil, comme par exemple après une nuit blanche, détériorait de façon irréversible le cerveau4.

A l’opposé, trop dormir peut aussi avoir un effet négatif5 ! En effet, l’étude Framingham Heart Studymontre que des nuits de sommeil régulièrement prolongées au-delà de 9 heures annoncent un risque double de développer une démence dans les 10 années à venir. En effet, des nuits plus longues seraient associées à … des cerveaux plus petits ! Or un volume cérébral « rétréci » est associé au déclin cognitif et au risque de maladie d’Alzheimer et autres démences ou troubles neurodégénératifs.

Lorsque que l’on se penche sur la notion de qualité de vie, le sommeil apparait donc comme un facteur essentiel : les bons dormeurs ont bien une meilleure qualité de vie et un moindre risque de dépression. 

En bref, une durée normale, ni trop courte, ni trop longue, de six à neuf heures de sommeil par nuit, selon les besoins personnels de chacun, permet d’optimiser la qualité de vie. Vous pourrez retrouver des conseils sur l’endormissement juste ici.

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